Depuis un an, on a eu l’opportunité d’auditer plus d’une trentaine de comptes Google Ads, et on ne va pas se mentir : au-delà des “erreurs classiques”, il y a surtout des occasions manquées, parfois subtiles, parfois flagrantes. Ce qui nous a frappé, c’est à quel point certaines lacunes sont répandues et peuvent, avec quelques ajustements, débloquer pas mal de potentiel. Voici les erreurs relevées, avec le nombre de comptes concernés à chaque fois — histoire de donner une idée de la prévalence.
Pour chaque élément, on indique combien de comptes ont été concernés par le problème, sur le total. Par exemple 10/31 = sur 10 comptes sur 31, l’erreur était présente.
1 – Suivi des conversions
Pas de distinction New VS Returning customer (24/31)
C’est de loin l’optimisation la plus ignorée. Peu d’annonceurs suivent distinctement les nouvelles conversions client vs les clients récurrents. Pourtant, ce split apporte un éclairage décisif pour piloter ses campagnes (nouveau client = valeur supérieure). Si ce n’est pas simple à mettre en place, on conseille vivement de creuser la question techniquement dès que possible.
Pas de tracking Serveur-side (21/31)
Encore rare sauf sur les gros sites, mais dans certains secteurs ça vaut le coup d’être mis en place, d’autant plus sur les comptes à gros volumes de données.
Enhanced conversion tracking non activé (9/31)
La configuration est simple et peut améliorer la qualité du tracking, c’est dommage de s’en priver.
Conversions importées depuis GA4 (4/31)
Rare, mais à mon avis une grosse erreur. Les conversions importées de GA4 rapportent généralement beaucoup moins de conversions que le tracking via GTAG.
2 – Données first-party
Audiences “customer list” oubliées (10/31)
Surprenant : très peu de comptes exploitent les données CRM ou internes dans Google Ads. Or, ajouter ces audiences en observation, exclusion ou signal pour le smart bidding peut booster la pertinence (et le ROI). À fiabiliser pour les campagnes Performance Max en particulier.
3 – Paramètres de compte
Recommandations auto-appliquées activées (8/31)
Gros drapeau rouge : Google peut activer des changements qui n’ont parfois aucun sens business. On déconseille fortement (et on a vu des exemples gênants côté clients).
Assets créés automatiquement (14/31)
Souvent “cachés” dans les menus, ces assets peuvent avoir des résultats inattendus : site links non pertinents (“Smoked Dog Bones” pour une boutique canine, par exemple). Toujours contrôler ce qui sort en automatique.
Listes de mots-clés négatifs non utilisées (7/11)
Optimiser les exclusions par listes centralisées plutôt que distribuer sur chaque campagne, ça simplifie la gestion, surtout dès que le compte grossit.
4 – Paramétrage des campagnes (Focus Performance Max)
Création automatique d’assets activé (15/31)
Ces assests sont générés par l’IA. Cela peut générer des assets farfelus et même rediriger vers des landing pages non désirées. Ex : “On recrute” en pleine campagne promo, restée active des mois sans que le client ne le remarque.
Exclusion de la marque absente (15/31)
Super courant, problème sous-estimé : Performance Max surconsomme les mots-clés marque et peut plomber les marges. À segmenter impérativement.
5 – Google Merchant Center et flux produits
Promotions non utilisées (12/31)
Ajouter une promo dans le GMC peut vraiment faire ressortir vos annonces : encore trop négligé.
Pas de custom labels (10/31)
Un moyen simple de segmenter les produits par catégories internes. Très pratique pour trier, structurer et analyser ses produits : simple à mettre en place mais souvent oublié.
Catégories produit Google incorrectes (9/31)
Mauvaise catégorisation = dégradation indirecte des performances. Il faut monitorer et corriger régulièrement (Google fait parfois des erreurs de classification en masse).
6 – Stratégie d’enchères sur la marque
Branded campaigns en max conversion ou tCPA (8/31)
Le danger : sur-enchérir inutilement sur des mots-clés brandés que vous dominez déjà. Exemple : 103€ pour un clic qui valait en moyenne 2,50€. Un simple switch vers une stratégie plus adaptée peut permettre de maîtriser les coûts.
Synthèse : ce qui fait la différence selon nous
Ce qui ressort de tous ces audits, ce n’est pas la perfection technique mais la capacité à remettre en question les automatismes, à aller plus loin sur le tracking et l’organisation des campagnes. Ce sont souvent ces petits réglages que tout le monde n’a pas le temps de challenger qui finissent par transformer les performances d’un compte.
Si vous vous retrouvez dans la liste ci-dessus c’est plutot une bonne nouvelle car ces recommandations sont simple à mettre en place et peuvent améliorer significativement les performances de vos campagnes!
Si vous avez besoin d’un coup de pouce pour mettre en place ces recommandations, n’hésitez pas!
Vous pouvez aussi partager vos propres retours : chaque compte a ses spécificités, mais le recul collectif apporte toujours une valeur précieuse.